Souvenirs d’Antan – L’Église

Fév 28

Souvenirs d’Antan – L’Église

L’ancienne église de Saint Michel était située au centre du village du même nom.

Les registres paroissiaux permettent de connaître les familles qui furent inhumées dans le sous-sol de l’église et des chapelles attenantes, parfois construites par des citoyens à leurs dépens avec l’autorisation de l’Evêque de Gap dont dépendait la paroisse.

Le vieux cimetière était également au centre du village touchant l’église sur les côtés nord et est.

Dès 1850 les habitants du hameau de l’église jugeaient le cimetière trop petit et mal placé.

Deux délibérations en 1858 et 1959 autorisent le maire à acquérir un terrain situé au « Mas de la vigne » en vue de créer le cimetière actuel.

Une délibération du 6 juin 1894 faisait officiellement état du délabrement de l’ancienne église et de la nécessité de construire un nouveau lieu de culte.

Les plans du nouvel édifice, datés du 15 mars 1893, ont été dressés par l’architecte BUGEY, un ami du graveur en médailles, Auguste DAVIN.

La nouvelle église, plus grande, construite en partie sur l’ancienne et sur le cimetière a nécessité l’acquisition de deux petites parcelles de terrain.

On a utilisé une partie des pierres de l’ancien édifice mais, on a également ouvert une carrière en bordure du chemin conduisant du village de l’Eglise à Saint Laurent en Beaumont. Elle fut financée en partie par un emprunt, par des dons des pères Chartreux et de l’abbé BETHOUX.

L’autel provient de l’ancienne église, il avait été acheté au marbrier ACHARD de Gap en 1864 et payé comptant par un habitant de St Michel, Mr Bernard ROY. Certaines parties sont en marbre vert et rose de Guillestre.

Les cloches sont au nombre de quatre :

• La première d’un poids de 400 kilos coulée par BURDIN-Fils ainé, fondeur à LYON, fut acquise en 1850 par souscription volontaire des habitants.

• La deuxième d’un poids de 300 kilos provient du même fondeur, elle fut acquise en 1853, les noms des souscripteurs sont inscrits sur la cloche.

• la troisième cloche d’un poids de 80 kilos a été offerte par la Confrérie du ROSAIRE ; elle date de 1731

• la quatrième d’un poids de 30 Kilos datant de 1710 fut offerte par la Confrérie des PENITENTS.

Les vitraux, quant à eux, datant de 1896, sont l’oeuvre de A. BERYARD.

L’église enferme deux oeuvres offertes par le statuaire et graveur en médailles Auguste DAVIN; ils’agit du Christ prêchant et du Christ crucifié.

Depuis 1977 la municipalité, sous l’impulsion de Mr BARET Fernand, alors maire, a entrepris d’importants travaux de conservation, toiture, façades, peintures intérieures, installation électrique, électrification des cloches, chauffage etc….

Grâce à d’importantes subventions du département différents corps de métier ont oeuvré à ces travaux. Ce sont des travaux s’élevant à 1 million de francs (environ 150000 € ) qui ont ainsi été réalisés, en vingt ans.

Depuis cette époque, l’église est toujours au centre des préoccupations de la municipalité et, quasiment chaque année, fait l’objet de travaux, soit d’entretien, soit d’amélioration etc..

Lucienne GUIGUES